Karrig An Ankou


 
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 Candidature de Shetlantys

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Shetlantys

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Messages : 2
Date d'inscription : 07/05/2013
Age : 23
Localisation : Normandie

MessageSujet: Candidature de Shetlantys    Jeu 9 Mai - 16:57

Combien de temps s'est-il écoulé ? Ô, Déesse, combien de temps, depuis ce moment où je gis sur le sol ? Mon corps est-il froid ? Suis-je encore en vie ?

Des murmures s'élèvent autour de moi. Taisez-vous. Des murmures résonnent dans ma tête. Fermez-la... Voix stupides... Cacophonie infernale. FERMEZ-LA !!

C'est ainsi que la colère & l'inconfort me sortir de ce doux sommeil qui m'avait gardé généreusement auprès de lui, éprouvrant le regret que l'on a en quittant un amant, mais les gens entassés autour de moi me firent rapidement oublier cette déception. Où était-je ? Mon corps était raidi par un sol rude que je prenais encore quelques instants auparavant comme le plus confortable des matelas en plumes de Tofus.
Ces gens m'entourant portaient des tatouages sur leurs visages ou des sortes de chapeau leur cachant le visage, étaient presque nus & me regardaient sans bouger, & depuis mon réveil, ne disaient plus un mot, se contentant de me fixer avec curiosité. Agacée par leur air béat je me redressa, ce qui m'arracha un grognement de douleur teint par une sorte d'exaltation. C'est alors que je remarqua une sculpture immense, un arc en pierre, avec d'étranges gravures inscrites dessus & une substance inexplicable, bleue, contenue dedans, sans trop savoir ce qui la faisait rester ainsi à sa place. Pourquoi étais-je étendue juste à son pied ? Tout me paraissait dénué de sens, inutile, transparent. J'essaya alors de me lever mais mon corps était déjà à sa limite, je le sentais se briser à force de persister & en même temps le plaisir que cela me procurait faisait trembler tout mon être. Le regard curieux des habitants autour de moi se transforma en un regard inquiets, ils recommencèrent à parler dans une langue que je ne connaissais ni de Xelor ni de Iop, une langue étrangère, exotique, sauvage... Et alors que je me demandais, encore tremblante de l'effort qui me parut titanesque pour me relever, ce que je devais maintenant faire, les habitants me saisirent les bras & le cou. Je les menaçai d'un regard explicitant ma colère & découvrit machinalement mes crocs. Étais-je devenue une bête incapable de communiquer ? Mon esprit était brouillé & ce brouillard se rabattait sur ma vision au fur & à mesure que je me débattais. Puis un de mes genoux heurta le sol violemment, j'avais perdu. Je baissa la tête & mon regard balayait vaguement le sol alors qu'ils me traînaient jusqu'à leur village. On me balança dans une sorte de hutte ridiculement petite & m'attacha le pied droit & la main droite à une lourde chaîne à moitié rouillée.

J'étais traité comme un animal... j'avais agis comme un animal. Je cala ma tête contre mon épaule & me laissa emporter par le sommeil.

Un tintement me réveilla, une grossière assiette en métal était posée devant moi. Dedans il n'y avait que des feuilles cuites & un maigre morceau de viande. Mon corps me faisait moins mal & mon esprit me semblait maintenant clair, pourtant... il y avait un vide. Je ne savais pas ce qui manquait, mais je le sentais. Je passa quelques minutes à tenter de trouver ce qui manquait, avant de réaliser avec effroi que je ne me souvenais de rien avant mon réveil & ma capture au pied de l'arc en pierre. Alors que je sentais la panique m'envahir je me força à me calmer. Mon pouls ralenti & je décida de ne pas rechercher dans l'immédiat ce que j'avais oublié. Mon enfance, ma vie, famille & amis, tous avaient disparu quelque part, mais je referma les yeux, persuadée de les retrouver un jour.

Je sentais le temps passer à travers la chaleur croissante des quelques rayons qui réussissaient à passer à travers les bouts de bois mal agencés qui formaient ma triste demeure & venaient me délicieusement me chatouiller la peau.
Plus tard, une enfant vint rechercher l'assiette. Elle me regarda d'abord avec hésitation, ce qui me décida à articuler quelques mots tant bien que mal, avec des lèvres devenues sèches :
<<- Je ne te ferai pas de mal, je suis désolée, ne t'inquiète pas.>>
Elle esquissa ce que je pris pour un sourire, saisie l'assiette & repartie. Je soupira & repris ma somnolence. Mais à peine quelques minutes plus tard la porte s’ouvrit de nouveau, laissant entré une vieille dame à l'allure dépravée quoi que l'on pouvait sentir de la noblesse dans son port:
<<- Bienvenue, village Zoth. Navrée traitement reçu, général gens continent méchants avec nous, mots à Zaza m'ont décidé à aider toi. Je parlerai village en ta faveur.
-... Merci. >>
& l'ancienne tenue parole. Quelques jours plus tard on me relâcha & bien que les plus vieux se méfiaient de moi, les plus jeunes m'offrirent leur aide, me firent découvrir leur village, hébergé dans un arbre géant, m’entraînèrent dans des coins magiques où la vue s'étendait sur des milliers de pieds par delà les plaines jusqu'à l'horizon se dessinant sur le dos de l'océan.
J'aidais les enfants à rapporter à manger, en les protégeant des créatures peuplant l'Arbre & gagna ainsi au fil du temps, non seulement de l'experience, mais la confiance des habitants. Je ne sais combien d'années j'ai vécu ainsi, paisiblement, sans même repenser à ma perte de mémoire. Ô douces années que je chéries, où le temps des oiseaux chantants était figé à travers les mois, où jamais il ne faisait froid, où j'ai appris à me battre pour protéger.
Pourtant il fallait bien que cela change, une histoire ne peut être narrée si rien ne se produit, peut importe que la fin soit dramatique, peut importe que tout le monde pleure ou que tout le monde rit. Lorsque plus rien ne se produit, alors c'est la fin. Pourtant j'étais encore bien jeune malgré mes années passées dans ce village, & surtout, j'étais différente d'eux.
C'est ainsi qu'un jour, un garde me donna un livre car il n'arrivait pas à le lire. <<Amakna, Légendes & Réalité>> Ce livra me berça dans d'anciens souvenirs. Que suis-je ? D'où je viens? Il répondit à toutes mes questions. L'arc en pierre est une entité se faisant appelée << Zaap>> & permet de se téléporter d'un endroit à un autre grâce aux autres Zaaps rependus un peu par tout en Amakna. Il était ainsi évident que je venais de là-bas. Ma famille, mes amis & même mes ennemis... tout le mode devait m'attendre... & mon billet d'aller sera le même que mon billet de retour.
La nuit même j'emballa le peu de bien que je possédais & partis d'un pas de loup en direction du Zaap, & alors que je jeta un dernier regard sur le village, je traversa dans un frisson la fine paroi bleue séparant ce qui semblait pour moi deux mondes totalement différents.

La réalité est toujours plus décevante que les fictions que l'on se plait à croire pour vraie, imaginant un futur plus plaisant que le présent. Mais personne ne m'avait recherché ou voulu. J'étais seule, j'avais atterri dans un monde que je ne reconnaissais pas & où plus personne ne me connaissait.

Ce que j'ai perdu, je le reconstruirai. Ce que j'ai détruit, je l'enterrerai.
J'erra ainsi dans le continent, recherchant ce que j'avais laissé derrière moi, me faisant parfois quelques compagnons d'un moment, ne durant jamais qu'un court instant où je me berçais dans l'illusion d'avoir retrouvé ce que j'étais venue chercher. C'est ainsi que je me dirigea vers une zone que la Carte que m'avait donné un vieille Enutrof appelait 'La Plaine des Scarafeuilles' afin de découvrir toujours plus d'endroits, de possibilités & d'interactions.

Après avoir marché durant des heures dans cette zone j'abandonna l'idée d'y trouver quoi que ça soit d'interessant. Je me dirigea donc vers le Zaap qu'il me semblait avoir aperçus au loin, me rapprochant, je découvri deux silouhettes assises à quelques mètres de lui; une Eniripsa dont la couleur bleue des ailes filtrait la lumière pour la rendre plus innocente, & un Crâ dont les goûts vestimentaire me laissaient perplexe, vêtu de noir & de rouge. Ils me captivèrent, parlant avec un enthousiasme incroyable de trouver des compagnons, de reconstruire une guilde que le temps avait délaissé. A ce moment je compris, que tout ce que j'avais toujours cherché ce trouvait là, assis à quelques mètres de moi.


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Ce RP pourrait paraître quelque peu bateau pourtant il a une vraie signification.
L’amnésie vient tout simplement de la transition en 2.0 où j'ai beaucoup perdu, mes amis les plus chers, ayant décidé d'arrêter, alors que c'était pour eux que moi même je jouais. J'ai choisi le Village Zoth en faisant ainsi référence à l'Arbre Hakam puisque c'est un endroit où j'ai passé beaucoup de mon temps à exp & donc qui marque pas mal mon histoire sur Dofus.
Bref, après ces quelques explications, je vais me présenter plus amplement.
Je m’appelle Laure, je suis en Licence de Droit & je vais fêter mes 18 ans le 16 mai [2013].
J'ai commencé Dofus à 12 ans (d'ailleurs à l'époque le jeu était marqué déconseillé moins de 13 ans, donc j'avais l'impression de faire quelque chose de mal, c'est pour ça que je me souviens si bien de l'âge auquel j'ai commencé à jouer...bref, passons). Mon sacrieur est mon deuxième personnage, après un Osamondas que j'ai porté jusqu'au niveau 10 avant de me dire que je n'aimais pas jouer cette classe, par ailleurs il est l'unique personnage que je jous, détestant manipuler plusieurs compte à la fois. Il est actuellement niveau 188 (bon, à 99%...) & se base sur les éléments Terre & Air. Je l'ai repris il y a une semaine & je compte bien ne plus m'arrêter, après avoir eu la chance de rencontrer la guilde Karrig An Ankou, que je trouve formidable & qui m'a réellement donné envie de rejouer.



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