Karrig An Ankou


 
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 L'élixir de Shadow [Tome 2]

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-Durwinga-
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Date d'inscription : 06/02/2010
Age : 31
Localisation : Bonta

MessageSujet: L'élixir de Shadow [Tome 2]   Ven 12 Fév - 17:08

Note de l'auteur:

Bonjour à toutes et a tous;

Aujourd'hui je vous publie la "partie 2" de mon RP celle-ci vas vous semblait courte et je le sais, cela est voulu, j'ai du pas mal modifier la suite de l'histoire, et revoir certains "passages" du Tome 3. Ainsi pour la publication du 3ème Opus de cette "mini-série" je ne donnerais pas de date, la raison en est que cela fonctionne à l'inspiration et que celle-ci m'a délaisser ces derniers jours, ce qui à fait que je n'est, entre autres raisons, pu publier le tome 2 bien avant. certaines personnes s'attendent à apparaitre dans cet opus, hélas la majeure partie des personnages vont arriver dans le tome 3. je m'en excuse au passage.
Durwinga





L'élixir de Shadow Tome2


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Papi fut mit dans une grande tente, des mages essayaient tant bien que mal de le maintenir en vie. Zakke nous soumis l'idée suivante : un xelor, Maitre du temps, habitait dans le village dévasté des dragoeufs. Il pouvait créer une sphère temporelle et y enfermer papi, ainsi le temps s’arrêterait et le vieil homme ne subirait plus ni les effets dévastateurs du poison, ni le passage du temps. Nous fûmes tous d'accords, l'idée semblait être la plus raisonnable et la plus adaptée à notre problème. Sacri partit au crépuscule avec un petit groupe de soldats à la recherche du xelor. Pendant ce temps, Enchanteuse, Zakke et moi-même, réfléchissions au moyen de mener une attaque contre les armées de Brakmar. L'aube semblait le meilleur moment, l'attaque aurait un effet dévastateur ! Pour cela il fallait que nous espionnions notre ennemi. Quelques heures après le départ de Sacri, nous nous mîmes en route. C'est du sommet d’un érable que nous aperçûmes le campement ennemi. Leur nombre avait triplé, ce n'était plus dix mille hommes auxquels nous avions affaire, mais trente mille. Dans des enclos étaient enfermés une dizaine de meulous de combat, cinq ou six crocabulias et trois minotots. Notre armée ne tiendrait pas longtemps c'était clair. Un meulou pouvait décimer à lui seul cinq cents hommes. Nous allions avoir besoin d'aide. De retour à notre campement, nous utilisâmes les tofus voyageurs du seigneur Zakke et les envoyâmes quérir de l'aide.

Très chers rois, seigneurs, capitaines

Les armées de Brakmar sont sur le pied de guerre. La cité rassemble ses forces obscures, et marchera bientôt sur tout Amakna. Nous faisons appel à vous pour que vous nous prêtiez main forte dans un affrontement direct avec ces monstres. Mon régiment se tient prêt au zaap des Scarafeuilles. Si vous aussi vous souhaitez nous rejoindre faites le savoir au moyen de fées d'artifices de couleur bleue aux alentours de minuit ce soir.

Seigneur Durwinga, héro de l'armée Bontarienne et Seigneur Zakke, Général des troupes d'Ankama..

Le campement se tenait sur le pied de guerre, quelques cras étaient perchés dans la cime des arbres environnants, à l'affut d'une fée d’artifice dans le ciel ou d'un ennemi tentant de nous approcher. Quand minuit arriva, la première réponse, et la moins attendue de toutes, nous vint de la mer. Le Desturion faisait route avec sa flotte en direction de Brakmar, suivi des troupes de Bonta, d’Amakna et d’Asturb. Sacri revint vers trois heures du matin et me réveilla ainsi que Mr-Brown et Zakke. A côté de lui se trouvait un être de toute petite taille, enveloppée de bandelettes anciennes.

- Bonjour! Je suis Lexlorr! Se présenta-t-il d'un ton enjoué

- Bonjour à toi, peux-tu sauver mon ami ?

- Le sauver non mais le garder en vie sûrement !

- Parfait! Je t'emmène auprès de lui.

- Entendu! dit-il d'une voix ferme

Après quelques minutes de marche, nous fûmes au côté de Papi. Son visage était devenu encore plus pâle qu'avant, ses cernes plus tirées et ses joues s’étaient encore creusées.

- Hum, fit le xelor, j'ai oublié la formule.

Sacri jeta sa bourse de Kamas au sol.

- Cela t'aidera sûrement à retrouver la mémoire

Les xelor, bien malgré eux, avaient toujours aimé les Kamas, et étaient prêts à tout pour en avoir un peu plus.

- Arf ça reste encore assez flou, ajouta-t-il

Enchanteuse, qui se tenait près de Papi, lança elle aussi sa bourse de Kamas et dit d'un ton agressif,

- Avec ça si tu ne retrouve pas la mémoire je te transforme en bouftou pelé

Le xelor fit semblant de réfléchir et lança un regard autour de lui. Il vit Mr-Brown mettre son marteau sur l'épaule d'un air menaçant, ce qui suffit à le convaincre.

- Je me souviens lâcha-t-il, « qúę łė tęmpš šårręttė qùę lå jėūnėssė sōįt ētęrnėlle », récita-t-il en langue xelor.

Et il enferma papi dans un sablier temporel, à l'intérieur duquel le temps s’était arrêté. C'est ainsi que plusieurs Xelors avaient survécu au passage du temps, s'enfermant à l'intérieur ils restaient éternellement jeunes. Papi était figé, telle une statue de marbre. J'entraperçus une lueur d'espoir pour le vieil Enutrof. Désormais j'étais sûr que le poison était stoppé, mais pour combien de temps ? Je posai la question au xelor qui après un bref sourire chuchota :

- Longtemps, mais ne vas pas croire que cela dureras…

La nouvelle remplit mon cœur de joie. Désormais je disposais de temps pour réfléchir à comment procédé…Il fallait que je me concentre sur la bataille du lendemain. Je ne pus dormir que deux petites heures : dans un lit aussi inconfortable, difficile de dormir correctement ! A mon réveil, bien que difficile, j'entendis des mouvements de troupes. Le bruit des pas des soldats faisait légèrement trembler le sol. J'entrepris de sortir de la tente et vis tous les hommes se préparer. Mr-Brown, à quelques mètres de moi, installait des armures sur nos Dragodindes. Enchanteuse, quant à elle, s'entraînait au maniement de son marteau sur un punching-ball. Ses coups habiles et précis mirent vite l'épouvantail en morceaux. On pouvait également apercevoir Mococoto et Zakke combattre glaives à la main. Ces deux là avaient toujours passé leur temps libre à s'entraîner et à peaufiner leurs techniques de combat. Des soldats affutaient leurs lames, d'autres priaient sur une petite place où étaient rassemblées les diverses statues représentant les dieux de Maimane. Je rejoignis Mr-Brown à grand pas.

- Comment vas-tu mon ami?

- Bien ma foi et toi?

- Bien aussi, (je me voulais rassurant).

- Nos montures sont prêtes, j'ai amélioré leurs défenses au niveau du bassin et j'ai enlevé les protections des oreilles, cela nous donnera plus de portée

- Penses-tu que nous viendrons à bout de leur armée ?

- Évidemment, je suis très confiant, m'annonça-t-il, sûr de lui

- Il ne nous est pas permis de douter, lança une voix grave derrière moi.

Je me retournai, c'était Nav-Miet. Il se tenait là, debout, avec sa stature imposante, tenant dans sa main les rênes d'une Dragodinde dorée. A côté de lui se tenait l'un de ses cousins que j'avais eu l'occasion de croiser dans les rues de Bonta : Tfosorcim. C'est ainsi que tout le monde le nommait, c'était un Eni de petite taille. Sa tête était coiffée d'un casque carnage flambant neuf, une baguette de bois et d'argent était accrochée à sa ceinture.

- Nav-Miet ! M'écriais-je

Le bonheur de ces retrouvailles se lisait aussi bien sur son visage que sur le mien, cela faisait bientôt un an que nous ne nous étions vu. Après nous être serrés chaleureusement la main, il me dit :

- L'intendant de Bonta nous a prévenu de la menace qui nous guette. Cette nuit, comme mon cousin, ses hommes et moi n’étions pas loin, nous avons décidé d’un commun accord de nous joindre à vous.

- Je ne peux bien évidemment que vous remercier de cette décision. Tout les bras courageux sont les bienvenus pour enrayer la menace qui pèse au-dessus de nos têtes et défendre nos chères contrées.

- Je ne suis pas venu les mains vides, j'ai apporté avec moi quelques présents.

La curiosité prit possession de mon corps.

- Ah? Et qu'est-ce que tu as apporté ?

Sur un geste de Nav-Miet, un de ses soldats s'avança, jetant autour de lui des regards méfiants, et déposa religieusement devant nous un petit baluchon auquel il semblait tenir plus qu’à sa propre vie.
Ménageant son effet de surprise, mon ami l’ouvrit lentement. J’avoue que l’attente me semblait insoutenable, je n’avais pas de temps à perdre alors que le danger pouvait surgir d’un instant à l’autre. Quel présent pouvait justifier un tel cérémonial ?
En découvrant avec stupeur le contenu du petit sac, je sentis une boule monter dans ma gorge.
- Voici treize Dofus : trois turquoises pour nous permettre de porter plus de coups meurtriers ; quatre émeraudes pour augmenter notre capital de vie et notre l'endurance ; deux pourpres pour amplifier les dommages que nous infligerons à nos ennemis, et enfin trois cawottes pour nous faire gagner de l'esquive.

Je restais pantois, ne pouvant plus émettre le moindre son. Les Dofus étaient un trésor rare, très rare ! La quête de certains Dofus était parfois très longue avant d’avoir l’immense chance d’enfin les trouver ; d'autres étaient protégés par des gardiens redoutables qu’il était fort difficile de vaincre pour leur voler ces trésors tant convoités.

- Je te laisse imaginer ce que j'ai dû faire pour nous les procurer !

Mon émotion et ma surprise étaient si fortes que, bien qu’un fier guerrier qui ne se permettait aucune marque de faiblesse en montrant ses sentiments, je ne pus m’empêcher de laisser échapper des larmes de joie.

- Je t'avais dit que ça lui ferait plaisir et que ça le laisserait sans voix, plaisanta Tfosorcim qui jusque-là s’était tût.

- Je ... Je n'en reviens pas ... Par pitié, mes amis, dites-moi que je ne suis pas en train de rêver.

- Non mon ami, ils sont bien là. Tiens, je t‘en prête quatre, je répartirai le reste entre nos autres alliés.

Il déposa quatre Dofus dans le creux de ma main. Comment des objets d’une telle puissance pouvaient être si minuscules ? Je les observai à loisir : une petite lanière de cuir finement décorée les enveloppait, permettant de les porter lors des combats. J'étais en extase devant la beauté de ces petit œufs, si fragiles et pourtant si puissants. J’avais toujours du mal à croire qu’ils étaient là, dans ma main. Il faut avouer que les Dofus étaient tellement rares que pour beaucoup ils étaient presque devenus un mythe... Je pris grand soin de les accrocher solidement à ma ceinture, comme par peur de les voir disparaître. Ils étaient des alliés que je ne pouvais absolument pas me permettre de perdre.

- Ils te vont à merveille! Dit Nav

Je restais bouche bée, n’arrivant toujours pas à y croire, et ne pouvant toujours pas prononcer le moindre mot. Un large sourire éclairait pourtant mon visage. A peine m’étais-je équipé de ces bijoux que je sentis une force magique m'envahir. C'était très grisant.

Sacri vint à mes côtés, après un bref salut il se tourna vers moi.

-Des nouvelles de Falgor ?

- Aucune à mon grand regret, fis-je

- Voilà qui est inquiétant... Il devrait déjà être là…

- Il viendra, affirmai-je, d’un ton qui se voulait assuré ; il doit sûrement avoir été retardé ...

- Je l’espère aussi, nos troupes sont prêtes, il ne faudrait pas trop tarder si nous voulons bénéficier de l’effet de surprise

J'acquiesçai de la tête et pris les rênes de ma monture.

- Ne tardons pas alors, ajoutai-je.

Tout le campement se rassembla autour d'une petite estrade où Zakke prit la parole :

- Mes amis, mes alliés, aujourd'hui notre heure de gloire est venue. Nous devons enrayer la menace qui pèse sur nos vies, de nos amis, de nos familles et de nos peuples tout entiers ! - Marchons sur Brakmar, armes à la main ! Allons exterminer notre ennemi commun ! Combattons pour la gloire et jusqu’à notre dernier souffle s’il le faut, hurla-t-il en levant son épée.

- Pour la gloire et jusqu’à la mort, lui répondirent les soldats

- Pour l'Honneur !

- Pour l'honneur ! Lui répondit l’assemblée des combattants, comme un écho

- Alors en route pour Brakmar ! Acheva le iop en un ultime cri pour motiver nos troupes pour ce juste combat où nous savions tous que certains d’entre nous perdraient malheureusement la vie.

Tous les membres de notre armée l'acclamèrent, puis ils formèrent des rangs serrés avant de se mettre en marche. Leurs pas faisaient vibrer le sol. Nous nous plaçâmes tous en tête du groupe de nos troupes. Il ne nous serait pas venu à l’idée d’envisager que nous ne soyons pas en première ligne : comment pourrions-nous motiver nos guerriers cachés derrière eux, et comment leur montrer notre confiance dans notre victoire ? Notre armée se déplaçait rapidement, il ne nous fallut pas plus d'une heure pour apercevoir le campement de notre ennemi.
La chance devait malheureusement être contre nous, bien que nous attaquions avant l’aube, leurs troupes étaient déjà sur le pied de guerre, nous les voyions se rassembler en plusieurs blocs massifs, prêts à porter une attaque. Ils devaient sûrement avoir repéré notre campement et avoir prévu de nous surprendre dans notre sommeil.
Zakke lança l’ordre de la charge, et aussitôt l'ennemi fondit sur nous ! Les archers décochèrent toutes leurs flèches éliminant plusieurs centaines de brakmariens. Lors de l’affrontement au corps à corps, les pertes furent terribles pour les deux camps. De nombreuses victimes étaient à déplorer dans chacune des deux armées, mais un avantage en notre faveur se fit vite ressentir, même si le bruit des combats rendait la communication des ordres impossibles.
Alors que je me battais, juché sur ma monture, je vis une gigantesque ombre noire me recouvrir. Je me retournai, faisant volte-face et fut violemment projeté au sol. Un meulou, d'au moins 10 mètres de haut, venait de nous choisir pour cibles. Je tentai vainement de faire se relever ma fidèle monture mais je me rendis vite compte que le choc lui avait était fatal : elle n'était malheureusement plus de se monde Je tentai de me relever et de me dégager du poids-mort de ma Dragodinde, mais une douleur immense me déchirait le côté droit et ralentissait mes mouvements : je m'étais sûrement cassé quelques côtes lors de la chute ou de l'impact... C'est à ce moment-là que je repris réellement mes esprits : le meulou était au-dessus de moi et brandissait un marteau gigantesque. A cet instant je compris que ma fin était proche, il lança son marteau avec une force plus que suffisante pour me réduire a l'était de bouillie. Le seul réflexe, tout à fait compréhensible, que j'eus à cet instant précis, fut de me protéger avec mes bras, dans l’attente du choc qui me serait obligatoirement fatal et mettrait définitivement fin à la mission que je m’étais assignée : combattre Brakmar et défendre nos territoires, défendre mes amis, mes alliés, sacrifier ma vie pour ce combat, mes engagements.
Mais, à ma grande surprise, cela n'arriva pas. Un bruit assourdissant se fit entendre et une lumière aveuglante remplit la vallée. Lorsque que je rouvris les yeux, persuadé d'être passé de vie à trépas, je vis que j’étais dans une bulle : le marteau du monstre avait était stoppé net par cette lumière qui m’avait surprise. Scrutant autour de moi, je vis Enchanteuse, les mains en avant, la sueur au front, qui luttait par sa magie contre le sort du marteau du meulou avec toute la puissance de ses pouvoirs. Le meulou était trop puissant ; Enchanteuse ne pourrait pas me protéger très longtemps malgré toute sa bonne volonté. Même les plus puissants mages ne pouvaient leur résister bien longtemps. Soudain une épée lancée avec précision trancha la gorge de mon assaillant qui s'écroula de tout son flan sur le sol. Mococoto et sa précision légendaire m'avait sauvé !
J'étais quelque-peu abasourdi, n'étant plus sûr de ce qui était réel ou ne l’était pas. Je finis enfin par me relever sans quelques difficultés et repris mes dagues qui étaient tombées au sol. Je regardai avec haine mes ennemis qui arrivaient par centaines. Mon attention fut soudain retenue par une silhouette perchée au sommet d'une falaise. Comme si elle avait senti mon regard, elle leva les bras au ciel et des ronces sortirent du sol au milieu des nos troupes, mettant à terre une centaine d'assaillants. Je restai sans voix devant leur puissance dévastatrice ; seul les sadida avaient le pouvoir de contrôler la nature. Ce pouvoir, bien que limité, faisait des dégâts considérables s’ils étaient correctement utilisés. L'homme, en haut de la falaise était très grand, une touffe de cheveux noirs et impressionnante, couvrait la totalité de son visage ; seule une rangée de dents et des yeux ronds étaient visibles. Il descendit de la falaise par un petit sentier. Son aisance et à se déplacer sans crainte au milieu des combats étaient étonnantes et inquiétantes.
Pendant ce temps, les combats continuaient. Nos ronces multiples, qui avaient décimé quelques centaines de nos ennemis, ne semblaient pas pour autant leur faire subir autant de dégâts que ceux que nous espérions. De même, nul ne sait pourquoi, les leurs faisaient de même, épargnant, nul ne sait pourquoi certains de nos combattants. Cette situation ne sembla que les motiver dans leur volonté de nous exterminer et renforça leur volonté au combat, tous les moyens étaient désormais tenter pour nous battre.
Un hurlement sourd envahit la petite vallée, lieu de bataille entre nos deux royaumes. Zakke me regarda, pétrifié par la peur. A une centaine de mètre de nous, un Crocabulia se tenait, tête vers le ciel, crachant du feu. Zakke regarda les archers et hurla :

- Archers ! A vos arcs !

Tout leur groupe d'archers, situés sur le flan gauche de la bataille, décochèrent alors leurs flèches comme un seul homme.

- Feu! Hurla instantanément Zakke

Une pluie de flèches s'envola heurtant le Crocabulia. Toutes nos flèches se brisèrent sur la peau dure comme du marbre de ce monstre de la nature. Dans un hurlement de satisfaction face à l’impuissance de nos tirs, il décolla du sol grâce à ses petites ailes, et décocha une boule de feu sur le groupe d'archers les tuant sur le coup.
Sa puissante attaque, que nul n’aurait pût esquiver, ne laissa aucun survivant parmi nos rangs. Je sentis immédiatement le courage de mes combattants faiblir.
Le monstre se reposa sur ses pattes arrière, se dressant majestueusement droit, fier de lui.
Mon fidèle allié sadida apparut alors, dague en main. Il se tenait fin prêt au combat face à son imposant adversaire. Le puissant monstre regardait le sadida qui semblait si minuscule, si impuissant comparé à une telle puissance de la nature. Le fier guerrier lui rendait pourtant un regard déterminé et fronçait les sourcils. Le monstre redécolla et se prépara à lancer une nouvelle attaque, bien décidé à se débarrasser rapidement de ce petit homme qui osait se présenter devant lui. Le sadida resta immobile, aucune peur, aucun doute ne l’envahissait.
Le Crocabulia cracha une boule de feu et le guerrier disparut à travers de celle-ci, nous laissant sans voix et inquiets, avions-nous encore perdu un ami et un allié de valeur ?
Une fois la boule de feu dissipée, nous vîmes tous le sadida intact, sur sa monture, un sourire satisfait aux lèvres. Une bulle magique l'entourait et l’avait protégé de l’attaque du monstre malfaisant. Je me retournai immédiatement vers Enchanteuse qui je regardais hébétée, elle n'était en rien responsable de ce tour de magie, et n’en comprenait pas plus que moi la raison ...

- Ne faites pas cette tête là, lança une voix que nous connaissions bien

Je cherchai d'où elle provenait. Falgor sortit de derrière un rocher

- Désolé pour le retard, lança t'il, hilare. J'étais chez un forgemage de bâtons, ça a pris plus de temps que prévu

Je restai encore une fois surpris et immobile. C'est à ce moment-là qu'une nouvelle douleur me paralysa dans le bas ventre. Je baissai les yeux et vis une flèche brakmarienne plantée dans mon estomac. Je tentais de respirer calmement, une bonne partie de mes amis me regardait terrifiée. Je tombai à genoux. Mr-Brown et son imposant marteau se mirent au travers des tirs de mes ennemis pour me protéger, Grâce à ses coup de marteaux, il protégea me protégea pendant ma retraite vers un lieu plus sûr. Mococoto et Tfosorcim m'aidèrent à évacuer la zone de combat pour me donner les soins nécessaires à ma survie. Ils m'allongèrent sur une matière molle, je ne sais pas trop ce que c'était, à vrais dire je sombrais déjà dans les ténèbres, tentant tant bien que mal de lutter ; j'entendais des voix, lointaines et faibles mais elles semblaient si lointaines, si absentes ….

- Durwinga ? Tu m'entends ? dit une voix masculine

- Va-t-il s'en sortir ? Ajouta une voix féminine

- La flèche n'a pas touché les parties vitales ; un coup de chance !

Je sombrai dans un sommeil, les ténèbres étaient déjà présentes et m'entouraient prêtes à m’engloutir. J'en avais déjà conscience, la douleur m’entraînait dans un sommeil qui, je le savais, me serait fatal, mais petit à petit, je commençai à sentir qu'elle allait s'atténuer, que je souffrirais plus… Je refusais d’abandonner mes compagnons sans obtenir la victoire face à nos ennemis, mais la douleur était tellement forte, j’avais tellement mal … Je m’en voulais mais la douleur me forçait à abandonner, « mes amis, pardonnez-moi de vous abandonner s’il vous plait ».....



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